Aspects techniques
La vie d’un site de stockage géologique peut se raconter par périodes.
- La première phase est la sélection d’un site potentiel : dans une zone large, les impératifs économiques, sociaux, industriels, environnementaux, techniques, réglementaires, naturels imposent des restrictions. Le présent site est une aide à cette étape. C’est dès cette étape que les démarches administratives et de concertation doivent être lancées.
- Ensuite vient la caractérisation du site pressenti : les géosciences sont mobilisées pour s’assurer de la capacité et de la sécurité du stockage. Suit la conception : les choix techniques sont posés, les études affinées.
- Les étapes suivantes sont la construction et la préparation de l’installation industrielle de captage-transport-stockage.
- L’injection peut débuter. Elle est précédée du déploiement des appareils de surveillance du CO2.
- La fin de vie du stockage est marquée par sa fermeture. Les puits d’injection sont bouchés, la surveillance est maintenue tant que nécessaire.
- Au bout d’un temps défini par la loi, idéalement lorsque l’assurance de la stabilité du stockage géologie est avérée, le transfert de responsabilité de l’industriel vers l’État peut avoir lieu.
La phase d’injection est celle qui implique le plus de procédés.
- Le CO2 est d’abord séparé des fumées d’usine. C’est le captage (ou capture).
- Puis le CO2 subit une purification, une déshydratation, une compression.
- Le transport se fait alors par mer ou par gazoduc.
- Arrivé au point d’injection, le CO2 est envoyé vers le stockage géologique.
- Pendant toute la phase, la surveillance ne doit pas être relâchée.
