Accidentologie du CO2

L’étude des accidents dus au CO2 montre que ce produit peut être dangereux en cas de rejet massif. Elle montre aussi que le contexte des accidents passés n’est pas comparable au stockage du CSC.

Quelques accidents majeurs dus à des rejets de CO2 (hors contexte de stockage géologique de CO2) sont recensés. Citons notamment le cas des lacs stratifiés : les strates inférieures des lacs méromictiques peuvent accumuler et dissoudre du CO2 d’origine profonde sur des périodes de plusieurs décennies, voire plusieurs siècles. Le risque   présenté par cette configuration est qu’une perturbation de l’équilibre entraîne le dégazage brutal du CO2 du lac et le largage dans l’atmosphère d’un panache de CO2 gazeux de volume considérable.

Deux tels accidents sont connus : accident   du lac Monoun (Cameroun, 15 août 1984) et accident   du lac Nyos (en réalité lac Lwi, Cameroun, 21 août 1986), qui ont engendré de très fortes concentrations de CO2 dans l’atmosphère, provoquant la mort de respectivement 37 et 1700 personnes.

Ces accidents mettent en évidence les impacts d’une émission massive de CO2 sur l’environnement. En revanche, la situation est trop différente du contexte du CSC pour apporter des éléments intéressants dans le cadre de l’évaluation de l’impact.

Un retour d’expérience des accidents liés au CO2 en domaine industriel peut être consulté sur l’article « Analyse préliminaire de risques (transport et injection) ».

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