Actualité du CSC - Juillet 2010

Projets, recherche

Le 8 juillet, SSE (Scottish and Southern Energy) annonce sa décision de préparer un projet CSC sur sa centrale de Peterhead, Aberdeenshire. Le projet prévoit un captage en post-combustion sur une turbine à gaz existante de capacité 400 MW.

Le 20 juillet, le projet Weyburn-Midale annonce un nouveau financement du suivi pour 5,2 millions de dollars. D’après le communiqué de presse, les 18 Mt de CO2 stockés dans les champs de pétrole de Weyburn et de Midale, en Saskatchewan constituent le record mondial. (présentation du projet).

Le DOE (ministère de l’énergie des États-Unis) alloue 106 M$ pour développer six projets de réutilisation du CO2 (voir aussi ces commentaires dans le CCJ). Les études préliminaires sont faites, l’étape suivante est l’ingénierie et la construction. Les projets concernés sont trois de carbonatation solide, deux de microalgues et un de polymères.

L’atlas du North American Carbon Atlas Partnership (NACAP) est en cours de développement, la méthodologie d’estimation des capacités est publiée. Elle définit la « ressource techniquement accessible », la capacité disponible avec les connaissances technologiques et géologiques actuelles sans tenir compte des facteurs économiques.

L’atlas du stockage géologique du CO2 en Afrique du Sud est annoncé pour fin août.

Des articles sur les projets à InSalah, à Keitzin (CO2SINK), le projet CO2ReMoVe, et le projet WASP d’évaluation des capacités de stockage dans la zone de Wabamun, à l’ouest d’Edmonton au Canada sont publiés dans le dernier Greenhouse Issues 98. Au sommaire également la mise en ligne du programme de la conférence GHGT10 ainsi que la description des activités CSC de Doosan Babcock et de ScottishPower.

La société Geogreen, filiale de l’IFP, de Géostock et du BRGM, s’associe à ArcelorMittal sur le site de Florange pour le projet Ulcos II. La phase d’exploration pourrait débuter en 2011. (Développement durable le journal)

Politique

En France, la loi Grenelle 2 a été publiée au Journal Officiel. La loi n°2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement réglemente par son article 80 la « recherche de formations souterraines aptes au stockage géologique de dioxyde de carbone ».

Au niveau multinational, un grand nombre de ministres de l’énergie se sont réunis à Washington les 19-20 juillet et ont décidé de créer un Carbon Capture Use and Storage Action Group (pdf). Le positionnement de cette initiative par rapport au CSLF n’est pas clair pour l’instant.

Au niveau européen, dans une tribune commune publiée le 15 juillet, l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni affichent leur volonté que l’Union européenne s’engage sur un objectif de réduction de 30 % des émissions de carbone. L’argument pour les secteurs à forte consommation d’énergie est que les bénéfices d’une relance par la demande publique (pour la construction de nouvelles infrastructures CO2-économes) dépassent les inconvénients d’un coût du CO2 élevé.

La période de commentaires sur les guidance documents to implement the CCS directive (documents indicatifs d’implémentation de la directive CSC) s’est close le 30 juillet. Il ne s’agit pas d’arrêtés d’application faisant force de loi, mais de textes destinés à harmoniser les transpositions en droit national. Ils traitent des aspects de gestion de risque  , de sélection/monitoring, de transfert de responsabilité et financiers. La version finale est attendue cet automne.

La Commission a publié un brouillon des règles du jeu pour les critères de sélection pour les projets CSC éligibles au NER300 (pdf, en). Explications (pdf, en) : le pot de 300 millions de crédits carbone sera partagé entre au plus 8 projets CSC et 34 projets de renouvelables, avec un cofinancement de 50 % : deux tiers au premier appel d’offre cette année, visant sélection fin 2011. Les États Membres font remonter une présélection et la Commission choisit sur la base du meilleur coût à la tonne stockée entre 1 et 3 projets par État, plus les transfrontaliers.

La France prend de l’avance sur le NER300. Le Meeddm a lancé le 9 juillet l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) visant à identifier les projets industriels à présenter au dispositif européen doté de 300 millions de crédits carbone (entre 4,5 et 9 millions d’euros). Les industriels français ont jusqu’au 6 septembre pour présenter leurs dossiers à l’Ademe. (Journal de l’environnement)

Au Royaume-Uni, il ne reste que deux projets en lice dans la compétition lancée en 2007, celui de Scottish Power à Longannet en Écosse et celui de E.ON à Kingsnorth dans le Kent. Le gouvernement qui vise toujours 4 démonstrateurs CSC opérationnels en 2025 a relancé des consultations avec l’industrie en vue d’un processus de sélection visant http://www.decc.gov.uk/en/content/c…3 nouveaux projets.

Points saillants du projet de loi transposant la directive CSC en Allemagne (source MAE). Le stockage est limité à l’expérimentation et la démonstration, les réservoirs   ne peuvent être autorisés que si la demande d’agrément est posée avant la fin 2015 et que les quantités annuelles stockées ne dépassent pas 3 millions de tonnes par réservoir   et 8 millions de tonnes de CO2 à l’échelle fédérale. La loi CSC sera évaluée dans son ensemble en 2017. Seront pris en compte globalement d’autres revendications d’exploitation du sous-sol, comme par exemple la géothermie et les accumulateurs d’énergie. Les communes concernées doivent recevoir une compensation financière.

Un an après, le scandale climatique se dégonfle. Accusés à la veille du sommet de Copenhague de triche scientifique, les universitaires anglais ont été blanchis par la commission d’enquête (Rue89). Pour Courrier international cependant, « il y a un avant et un après le “Climategate” ».

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