Captage et stockage géologique en outre-mer

Les DOM abritent plusieurs installations potentiellement intéressées par le stockage géologique du CO2, comme des centrales électriques et des raffineries. Cependant, il n’y a, dans les îles comme en Guyane, quasiment pas de sites propices au stockage, excepté dans l’optique de la séquestration minérale.

 Guyane

En Guyane, les roches les plus anciennes sont issues d’un vieux socle comportant des roches formées il y a environ 2,2 milliards d’années. Elles se sont formées avec l’ouverture d’un ancien océan qui a entraîné la séparation des boucliers d’Amazonie et d’Afrique de l’Ouest. Entre 2,18 et 2,13 milliards d’années, cet océan s’est refermé et les deux continents se sont rapprochés, entraînant ainsi la formation de roches magmatiques. Une fois les continents accolés, leur coulissage a produit une nouvelle génération de granites qui se sont mis en place au centre et au sud. Beaucoup plus tard, vers 200 Ma, avec l’ouverture d’un nouveau continent, des filons et des coulées volcaniques se sont formés sur les bordures de ce qui deviendra l’océan Atlantique. Dès lors l’évolution géologique concernera les phénomènes d’altération, très importants en milieu tropical, produisant des épaisseurs considérables de latérites.

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Géologie simplifiée de la Guyane
in « La France sous nos pieds », BRGM

La Guyane possède l’émetteur suivant [1] :

 Réunion

La Réunion comporte les roches les plus récentes de la planète car elles ont été produites lors des éruptions volcaniques qui se sont déroulées très récemment. L’île se trouve au-dessus d’un point chaud qui a produit une grande quantité de laves réparties selon deux grands massifs. Le plus ancien, le Piton des Neiges, occupe le nord de l’île. Il renferme des laves qui ont 3 millions d’années. C’est le massif le plus érodé, ainsi il comporte une grande quantité de dépôts de glissement dans les trois cirques : Mafate, Salazie et Cilaos. Le massif le plus jeune, le Piton de la Fournaise, est encore en activité. Depuis 500 000 ans, il produit régulièrement des laves dont certaines atteignent parfois la mer.

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Géologie simplifiée de la Réunion
in « La France sous nos pieds », BRGM

La Réunion abrite les émetteurs suivants[1] :

 Martinique

La Martinique et la Guadeloupe correspondent à un contexte de zone de subduction dans lequel la plaque Atlantique s’enfonce sous la plaque Caraïbe à la vitesse de 2 cm par an. Cela génère des volcans aux éruptions rares mais violentes. Plus vaste île des Petites-Antilles, la Martinique est de nature essentiellement volcanique. Son édification a commencé il y a un peu plus de 30 Ma. Le point culminant, la Montagne Pelée (1 397 mètres) est un stratovolcan de lave andésitique dont la dernière éruption remonte à 1902. La nature très visqueuse de ses laves le rend particulièrement dangereux car explosif.

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Géologie simplifiée de la Martinique
in « La France sous nos pieds », BRGM

La Martinique comprend les émetteurs suivants[1] :

 Guadeloupe

La Guadeloupe est une île à deux visages. Tout oppose les parties occidentales et orientales de cet archipel. À l’ouest, la Basse-Terre et les Saintes sont de nature montagneuse et volcanique. C’est là que se trouve le massif de la Soufrière (1 467 mètres) qui est le plus haut sommet de toutes les Petites-Antilles. Il s’agit d’un dôme de lave de nature andésitique qui couronne un stratovolcan. Les plus anciennes roches qui ont émergé sont datées autour de 3 à 4 Ma. Depuis il y a eu 7 ensembles volcaniques dont les mises en place ont été particulièrement violentes. La dernière manifestation volcanique remonte à 1976. À l’est, Grande-Terre et Marie-Galante sont des plates-formes calcaires où l’altitude est peu élevée. Il existe un socle volcanique plus ancien que celui de Basse-Terre mais il n’a pas encore été mis au jour. On y rencontre des calcaires récifaux d’âge miocène. Encore plus à l’est, l’île de la Désirade renferme des laves en coussin, ce qui témoigne d’un contexte volcanique différent. Dans ce cas, la lave a été émise au fond de l’océan. Il s’agit d’un lambeau de croûte océanique coincé dans une pile de sédiments poussés par l’avancée de la plaque Caraïbe

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Géologie simplifiée de la Guadeloupe
in « La France sous nos pieds », BRGM

La Guadeloupe compte les émetteurs suivants[1] :

[1] émetteurs au PNAQ II selon l’arrêté du 31 mai 2007, soumis à un quota annuel de 100 000 t ou plus de CO2

[2] cet émetteur apparaît deux fois dans l’arrêté du 31 mai 2007.

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