La volonté d’agir contre le réchauffement
La communauté internationale prend conscience et se mobilise sur la question du réchauffement climatique. Depuis la création du GIEC en 1988, l’urgence de réduire nos émissions de gaz à effet de serre s’affirme.

- Les 15 premiers pays émetteurs de CO2
- Dans ce palmarès des nuisances, la France fait partie des bons élèves. Les émissions imputables, à l’électricité, qui sont prépondérantes dans le bilan mondiale, sont très faibles sur le territoire, où seulement 1/10 de l’électricité est produite à partir de combustibles fossiles. (© AIE)

- Engagements européens pour le protocole de Kyōto
- La réduction globale de l’Europe des 15 (8%) a été répartie entre les États-membres (“partage des charges”).
Dans le monde
La perception du danger des gaz à effet de serre s’est développée rapidement. Certes, l’impact de la vapeur d’eau et du CO2 sur l’effet de serre est évoqué dès 1895 par le Suédois Svante August Arrhenius. Mais depuis la création en 1988 du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC ), la prise de conscience s’étend rapidement. Elle s’intensifie lors du Sommet de la Terre en 1992 à Rio de Janeiro, qui donne lieu à la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (pdf) signée par 166 pays, et surtout lors de la Conférence de Kyōto en 1997. Il y est signé le Protocole de Kyōto (pdf) qui prévoit pour les pays développés une réduction de 5,2 % des émissions annuelles de gaz à effet de serre sur la période 2008-2012 par rapport au niveau de 1990. Cet accord est entré en vigueur le 16 février 2005 suite à la ratification de la Russie. La Conférence des Nations Unies sur le Changement Climatique (COP15), en décembre 2009 à Copenhague, qui devait définir les engagements au-delà de 2012, a débouché sur un accord mondial qui n’est pas juridiquement contraignant.
En Europe
L’Europe, signataire du protocole de Kyōto s’est engagée fortement sur la lutte contre le changement climatique : en 2020 ses émissions de CO2 devront avoir diminué d’au moins 20% par rapport à 1990. Le 23 janvier 2008, la Commission a émis le paquet de propositions « Énergie et Climat », qui inclut les mesures visant à atteindre ces objectifs.
Pour donner un cadre économique aux efforts de réduction des émissions, l’union Européenne a établi un système d’échange de droits d’émission de gaz à effet de serre (European Union Emission Trading System – EU-ETS). Ce système fonctionne depuis le 1er janvier 2005. Chaque année, les installations émettrices de CO2 se voient allouer des quotas d’émissions. Si un site émet moins que ce qui lui a été alloué, il peut revendre son excédent à une autre installation qui elle a trop émis.
En 2005, l’Union européenne a également créé une plateforme technologique européenne sur les centrales électriques à combustibles fossiles sans émissions, appelée ZEP. La plateforme est composée de 25 membres de l’industrie, de la recherche, des autorités et des ONG.
En France
En France, les actions de lutte contre l’effet de serre découlent des travaux du groupe « Facteur 4 » de 2005-2006. Ce groupe interministériel, dont le nom complet est « Division par quatre des émissions de gaz à effet de serre de la France à l’horizon 2050 », a étudié neuf scénarios visant à atteindre cet objectif ambitieux. Le stockage géologique du carbone y est l’une des trois ruptures technologiques (avec les technologies de très basses émissions et le stockage de l’énergie par l’hydrogène). Le rapport considère que le développement du stockage géologique du CO2 constitue un enjeu déterminant (p 27 de l’introduction au débat (pdf)).
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