Les facteurs de vulnérabilité environnementaux

La vulnérabilité   face aux risques   liés au stockage géologique du CO2 s’aborde suivant trois dimensions : humaine, matérielle, et environnementale. Pour jauger cette dernière, ce système d’information géographique propose trois cartes : l’usage des sols, les aires protégées et un indice synthétique de vulnérabilité  , construit à partir des données des deux autres cartes.

 L’usage des sols

La référence européenne en matière d’inventaire biophysique de l’occupation des terres est la base de données géographiques CORINE Land Cover. Cette base est produite, maintenue et diffusée en France par l’Institut Français de l’Environnement (IFEN).

La nomenclature propose 5 grands types d’occupation du territoire : 1. Territoires artificialisés ; 2. Territoires agricoles ; 3. Forêts et milieux semi-naturels ; 4. Zones humides et 5. Surfaces en eau. Ces grands types sont à leur tour subdivisés en 44 postes.

 Les espaces protégés

Les cartes proposées proviennent des directions régionales de l’environnement (Système CARMEN). Le réseau d’espaces protégés en France relève d’une grande variété d’outils [1], chacun ayant des objectifs, des contraintes et des modes de gestion spécifiques. Les plus importants en superficie relèvent de :

  • La protection de niveau européen. Le réseau Natura 2000 est formé des zones de protection spéciale (ZPS) pour la directive « Oiseaux » et des zones spéciales de conservation (ZSC) pour la directive « Habitats ». La gestion en est contractuelle et volontaire. Les projets susceptibles d’affecter de façon notable les habitats naturels et les espèces présents sur un site Natura 2000 doivent faire l’objet d’une évaluation des incidences. La puissance publique peut intervenir pour réglementer l’accès à certaines zones ou la pratique de certaines activités, notamment industrielles, en cas d’intérêt public majeur y compris économique.
  • La protection et la gestion contractuelle locale : parcs naturels régionaux (PNR), mesures agri-environnementales… Le développement d’activités économiques n’y est pas exclu en général, les acteurs locaux étant engagés dans une logique associant développement et conservation.
  • La protection réglementaire : parcs nationaux et réserves naturelles. Ces zones visent la protection patrimoniale à long terme. Elles répondent davantage à une logique d’exclusion des activités humaines que de développement.

 Indice synthétique de vulnérabilité   environnementale

L’indice synthétique représente la pondération de quatre facteurs de vulnérabilité   déterminés à partir des deux cartes précédentes.

Indicateur Poids
E1 : part de la surface en Territoires agricoles 0,242
E2 : part de la surface en Forêts et milieux semi naturels 0,136
E3 : part de la surface en Zones naturelles protégées 0,255
E4 : part de la surface en Zones humides et surfaces en eaux 0,367

Les poids sont tirés de l’enquête d’experts ARAMIS [2], sur la vulnérabilité   relative des milieux, en supposant que le risque   du CO2 est seulement lié à sa toxicité et à la pollution liquide.

[1] IFEN (2007) Connaissance et préservation des espaces naturels.

[2] INERIS, Direction des Risques Accidentels (2004) ARAMIS. Développement d’une méthode intégrée d’analyse des risques pour la prévention des accidents majeurs. Opération D : Indice V, cartographie de la vulnérabilité des enjeux, pp. 64-70.

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