Que faire contre le réchauffement climatique ?

Face au défi posé par la lutte contre l’effet de serre, il n’y a pas de solution miracle. Tout un éventail de stratégies et techniques doit être déployé pour contenir la hausse de la température de la planète.

Pour limiter les émissions de gaz à effet de serre   et endiguer le changement climatique, plusieurs pistes sont envisageables. Aucune ne pourra seule résoudre le problème, et la solution passe par la combinaison d’efforts dans tous les secteurs (logement, transport, industrie) :

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Exemple de scénario : modélisation de l’apport des différentes mesures de réduction des émissions mondiales de CO2
Ce graphique du GIEC   présente une des simulations de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre   (simulation MiniCAM). Bien d’autres variantes sont possibles, mais la plupart soulignent la nécessité du captage et stockage du CO2.
  • Améliorer l’efficacité énergétique et économiser l’énergie (dans les bâtiments, les transports, l’industrie…),
  • Utiliser des énergies renouvelables (solaire, éolien, énergie hydraulique, géothermie, biomasse, énergies marines …),
  • Utiliser l’énergie nucléaire,
  • Remplacer le charbon par le gaz (l’utilisation du gaz à la place du charbon permet de réduire les émissions jusqu’à 40%),
  • Capter et stocker le CO2.

 Maîtriser la consommation d’énergie

La lutte contre le réchauffement climatique commence par une évolution des comportements : de grandes économies peuvent être faites par un meilleur usage de l’énergie dans le logement, le bâtiment, les transports ou l’industrie. Des appareils électroménagers efficaces (réfrigérateurs et machines à laver de classe A ou B) permettent d’économiser jusqu’à 50 % d’énergie, l’installation d’un chauffe-eau solaire individuel ou d’une pompe à chaleur jusqu’à 70 %… La réduction peut être engagée dès la conception des produits : en économisant en emballage, en remplaçant dans la construction le ciment et l’acier par du bois…

 Développer les énergies propres et renouvelables

Hormis le nucléaire qui ne produit pas de CO2, on peut recourir aux énergies solaire, éolienne et hydraulique. Il faut aussi compter sur la géothermie. Les biocarburants peuvent avoir un rôle à jouer, même s’ils peuvent entrer en compétition avec la production alimentaire pour l’espace agricole.

 Le retour du charbon

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Une image d’archive ?

Ces pistes prometteuses, voire parfois quelque peu idylliques, ne doivent pas masquer la grande dépendance du monde envers les énergies fossiles. Les efforts des pays industrialisés pour tenter de réduire leur consommation de gaz, de pétrole et de charbon, risquent d’être plus que contrebalancés par la montée en puissance des pays émergents.

Le cas du charbon est à lui seul préoccupant : en plein essor au niveau mondial, sa production est passée en trois décennies de 2 à 5 milliards de tonnes par an. La Chine, l’Inde, mais aussi les États-Unis, l’Allemagne ou la Pologne sont de gros consommateurs de charbon. Moins cher que le pétrole, mieux réparti, doté de réserves suffisantes pour au moins un siècle et demi, le charbon fera encore partie du paysage énergétique pour longtemps. Malheureusement, il émet encore plus de CO2 que les autres sources fossiles (2 fois plus que le gaz naturel, 1½ fois plus que le pétrole).

Actuellement, l’Union européenne dépend à 21 % du charbon pour son énergie (chiffres 2008 [1]). C’est particulièrement vrai dans l’Est (Pologne 85 %, mais aussi Grèce, Tchéquie) mais le charbon tient aussi une place importante en Allemagne (37,8 %). La France n’exploite presque plus de charbon pour la production d’énergie (<1 %).

À côté des réductions de consommation, au-delà du déploiement des énergies renouvelables, il nous faudra donc nous occuper d’une énorme quantité de CO2 provenant des énergies fossiles. Le captage & stockage géologique, s’il ne résout pas tous les problèmes, peut apporter sa contribution à l’effort, en nous donnant le temps nécessaire à une transition douce vers les énergies sans impact sur le climat.

[1] Part de charbon dans l’énergie brute. Cette part est descendue à 18 % en 2010

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