Glossaire
- Absorption
Phénomène qui consiste à lier une molécule à une autre, ce qui entraîne sa disparition ou modification chimique. Ne pas confondre avec l’adsorption , où la molécule demeure dans sa forme originelle.
- Accident
Un accident (événement non désiré) entraîne des conséquences et des dommages d’une certaine gravité sur les enjeux avec une probabilité donnée.
- Accident majeur
Un événement tel qu’une émission, un incendie ou une explosion d’importance majeure résultant de développements incontrôlés survenus au cours de l’exploitation, entraînant des conséquences graves, immédiates ou différées et faisant intervenir une ou plusieurs substances ou des préparations dangereuses. Seuls les accidents entraînant des conséquences à l’extérieur du site sur les intérêts (personnes, biens, environnement…) sont à étudier dans une étude de dangers . Les accidents dont les conséquences sont limitées au seul site sont du ressort de l’Inspection du Travail.
- Adsorption
Phénomène de surface par lequel des molécules de gaz ou de liquides se fixent sur les surfaces solides des adsorbants selon divers processus plus ou moins intenses. Les argiles et les zéolites sont de bons adsorbants naturels ; le charbon actif est un excellent adsorbant. Ne pas confondre avec l’absorption , où la molécule est dégradée.
- Ain Salah
ان صلاح (ān ṣlāḥ) Ain-Salah est un site de stockage de CO2 dans le Sahara algérien lié à un site de production de gaz naturel. Voir aussi ici.
- Aléa
Probabilité qu’un phénomène accidentel produise en un point donné des effets d’une intensité donnée, au cours d’une période déterminée. L’aléa est donc l’expression, pour un type d’accident donné, du couple (Probabilité d’occurrence ; Intensité des effets). Il est spatialisé et peut être cartographié.
- Analogue naturel au stockage de CO2
Réservoir naturel de CO2. Il existe des sites étanches et des sites non étanches. Leur étude améliore notre compréhension de l’évolution à long terme du CO2 dans les systèmes géologiques profonds (voir Les analogues naturels)
- Analyse du risque
« Utilisation systématique d’informations pour identifier les phénomènes dangereux et pour estimer le risque » (ISO/CEI 73)
- Anthropique
Résultant de l’intervention de l’homme.
- Aquifère
Formation géologique poreuse, perméable, qui contient de l’eau. Les aquifères les plus superficiels contiennent de l’eau douce utilisée pour l’alimentation en eau potable. Les aquifères plus profonds contiennent de l’eau salée totalement impropre à la consommation humaine. On les appelle aquifères salins profonds. Les aquifères abritent parfois des gisements de pétrole et de gaz quand, localement, l’eau de l’espace intergranulaire de la roche est remplacée par des hydrocarbures. Ils peuvent aussi contenir des gisements de dioxyde de carbone pur, d’origine naturelle. D’où l’idée de stocker le CO2 dans les pores des roches pour imiter ces gisements naturels de gaz carbonique.
- Bassin sédimentaire
Dépression ovale ou circulaire, à fond plat ou concave, et largement évasée, à flancs en pente douce, de dimension très variable (du kilomètre à plusieurs milliers de kilomètres), qui est ou a été un lieu de sédimentation. Un bassin se trouve sur un continent ou à sa bordure. Il s’agit de sédiments marins en général, et peu profonds. En France, les exemples types sont ceux du Bassin parisien et du Bassin aquitain.
- Carbonate
Minéral naturel composé de divers anions liés à un cation CO32-. Ces minéraux sont nombreux mais seuls trois d’entre eux sont abondants : calcite, aragonite, dolomite.
- Complexe de stockage
D’après la directive CSC, l’intégralité du volume depuis le réservoir jusqu’à la surface, sur une extension suffisante pour prendre en compte les modifications des propriétés du sous-sol engendrées par l’injection du CO2.
- Convention d’Århus
Cette convention « sur l’accès à l’information, la participation du public au processus décisionnel et l’accès à la justice en matière d’environnement » est un accord international signé en 1998 par 39 États, et traduite par la directive 2003/4/CE. Celle-ci stipule que tout État ou collectivité doit fournir toute l’information qu’elle détient en matière d’environnement simplement sur demande.
- Couverture
Couche de roche imperméable, au-dessus d’un réservoir , qui empêche le mouvement des liquides et des gaz et constitue un piège.
- Danger
Propriété intrinsèque à une substance, à un système technique, à une disposition, à un organisme, etc., de nature à entraîner un dommage sur un « élément vulnérable ».
- Déplété
Un gisement d’hydrocarbure est considéré comme déplété lorsque le coût d’exploitation de son pétrole ou de son gaz est supérieur au prix de vente. Cela arrive lorsque la pression à l’intérieur du réservoir est devenue trop faible, ou quand de l’eau a envahi le réservoir .
- Dogger
Le Dogger (ou Jurassique moyen) est l’époque intermédiaire du Jurassique. Il s’étend de -175 à -160 millions d’années. Dans le Bassin parisien, le Dogger est calcaire, avec des insertions marneuses, caractérisant un dépôt (marin) de plateforme.
- Évité
La quantité de CO2 évitée est la différence entre l’émission de CO2 d’une installation avec CSC et l’émission d’une installation équivalente sans CSC. Elle est inférieure à la quantité captée et stockée, car le CSC entraîne une production supérieure de CO2 (surconsommation). Voir ce graphique.
- Gaz à effet de serre
Ensemble des gaz qui absorbent le rayonnement infrarouge émis par la Terre et le renvoient en partie vers celle-ci, contribuant ainsi à maintenir la chaleur dans l’atmosphère terrestre. Les principaux GES d’origine humaine sont le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), l’ozone troposhérique (O3), les gaz fluorés (hfc, pfc, SF6) et le protoxyde d’azote (N2O). Les émissions des différents GES sont souvent comptabilisées en tonnes d’équivalent CO2.
- Gaz de synthèse
Mélange de monoxyde de carbone (CO) et d’hydrogène (H2), produit par oxydation partielle ou par vaporeformage. Le gaz de synthèse est utilisé comme produit intermédiaire dans de nombreuses industries pour produire de l’énergie (électricité, hydrogène) et des produits chimiques (carburants de synthèse).
- GIEC
Le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat a été créé en 1988 par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le programme des Nation unies pour l’Environnement (PNUE). Son rôle est d’évaluer l’information scientifique, technique et socio-économique pertinent pour comprendre le risque du changement climatique d’origine humaine. Le GIEC a rendu son quatrième rapport (pdf) en novembre 2007 ; il a également présenté un rapport spécial sur le captage et stockage du dioxyde de carbone (pdf) en 2005.
- Grès
Roche sédimentaire formée de grains de sable agrégés et fortement unis entre eux par un ciment naturel.
- Hercynien
Cycle orogénique (période de formation de chaînes montagneuses) allant de -380 à -250 millions d’années environ. Il est le responsable de la formation de la chaîne hercynienne, dont les témoins actuels sont les massifs armoricain, central et ardennais.
- Injectivité
Grandeur caractérisant la facilité avec laquelle un fluide (comme le CO2) peut être injecté dans une formation géologique. Elle se définit comme le rapport entre le débit d’injection et la différence de pression entre le point d’injection à la base du puits et au niveau de la formation.
- Keuper
Période du Trias qui va de -230 à -220 millions d’années.
- Mesures correctives
D’après la directive CSC, toute mesure visant à corriger ou limiter les fuites ou les irrégularités impliquant un risque pour l’environnement ou la santé humaine.
- Microsismicité
Ensemble des légers craquements, tremblements ou vibrations de l’écorce terrestre, qui peut être provoqué par diverses causes naturelles et artificielles.
- Migration
Déplacement de fluides (comme le CO2) dans des réservoirs rocheux.
- Nappe d’eau souterraine
Eaux souterraines remplissant entièrement les pores d’un terrain perméable (aquifère ) de telle sorte qu’il y ait toujours liaison par l’eau entre les pores ; la nappe s’oppose à la zone non-saturée, sus-jacente.
- Oolithe
Petite sphère de diamètre 0,5 à 2 mm, formée de couches concentriques souvent calcaires autour d’un débris (quartz, fragment animal)
- Perméabilité
Propriété ou capacité d’une roche poreuse à transmettre un fluide ; elle est mesurée par la facilité relative d’écoulement d’un fluide soumis à un gradient de pression donné. Elle se mesure en m2 ou en Darcy (1 D ≃ 10-12 m2)
- Phénomène dangereux
Un phénomène dangereux est une libération d’énergie ou de substance, qui produit des effets physiques d’une certaine intensité – sans préjuger de la présence d’enjeux – avec une probabilité et une cinétique données.
- Porosité
Pourcentage du volume brut d’une roche qui n’est pas occupé par des minéraux. Ces espaces sont appelés pores et peuvent être remplis par différents fluides. Dans les roches profondes, ce fluide est généralement de l’eau salée, mais il peut aussi s’agir de pétrole ou de gaz comme du méthane ou du CO2 naturels.
- Potentiel de danger
(Ou « source de danger », ou « élément dangereux », ou « élément porteur de danger ») Système (naturel ou créé par l’homme) ou disposition adopté et comportant un ou plusieurs dangers ; dans le domaine des risques technologiques, un potentiel de danger correspond à un ensemble technique nécessaire au fonctionnement du processus envisagé.
- Pression lithostatique
Force exercée sur une roche souterraine par les roches sus-jacentes. La pression lithostatique augmente avec la profondeur.
- Protocole de Kyōto
Le Protocole de Kyōto a été signé en 1997 et est entré en application le 16 février 2005. Il a été signé par plus de 170 pays. Les 38 pays industriels signataires doivent réduire leurs émissions de Gaz à effet de serre de 5,2% entre 2008 et 2012 par rapport à 1990.
- Puits de carbone
Système (océan, forêts et sols essentiellement) qui absorbe naturellement une partie du CO2 émis dans l’atmosphère.
- Récupération assistée
Procédé où l’extraction de l’hydrocarbure (pétrole ou gaz naturel) est renforcée par l’injection d’un fluide (eau ou gaz carbonique) qui le pousse vers le puits d’extraction.
- Réservoir
Roche poreuse et perméable dans le sous-sol ayant des limites en étendue et en profondeur définies par des facteurs physiques et géologiques. Elle renferme des fluides qui sont en communication interne par la pression. Les grès et les calcaires sont les roches les plus communes pour les réservoirs .
- Risque
Possibilité de survenance d’un dommage résultant d’une exposition aux effets d’un phénomène dangereux . Dans le contexte propre au « risque technologique », le risque est, pour un accident donné, la combinaison de la probabilité d’occurrence d’un événement redouté/final considéré (incident ou accident ) et de la gravité de ses conséquences sur des éléments vulnérables.
- Sleipner
Sleipner est un champ de gaz naturel en Mer de Nord, au large de la Norvège. Depuis 1996, jusqu’à un million de tonnes de CO2 y est extrait annuellement du gaz naturel exploité et réinjecté dans un aquifère supérieur. Voir aussi ici.
- Snøhvit
Snøhvit (Blanche-neige, en novégien bokmål) est un champ de gaz naturel de la Mer de Barents. Le CO2 y est stocké dans un aquifère sur le modèle de Sleipner . Voir aussi ici.
- Supercritique
État de la matière (comme les états liquide, solide, gazeux) aux propriétés physiques intermédiaires entre celles des liquides et celles des gaz. En particulier, sa densité est proche de celle d’un liquide, et sa viscosité proche de celle d’un gaz.
Le CO2 est supercritique lorsque sa température dépasse 31 °C et que sa pression dépasse 73 atm (voir ce graphique).
- Trias
Premier système (période) géologique de l’ère mésozoïque. Il s’étend de -250 à -200 millions d’années. Dans le Bassin parisien, le Trias est caractérisé par une prédominance de dépôts continentaux hétérogènes (grès , argiles, évaporites [dépôts de sel]), dans lesquels s’intercalent des dépôts marins (calcaires coquilliers). Le Trias du Bassin parisien est classiquement divisé en quatre âges : Buntsandstein, Muschelkalk, Keuper , Rhétien.
- Vulnérabilité
La vulnérabilité est un indicateur de mesure de l’impact potentiel d’un évènement redouté sur une cible, en tenant compte de sa nature ou de sa localisation. Elle dépend de la susceptibilité au risque en cause, de la capacité de préparation et d’adaptation à l’évènement ainsi que de la capacité de récupération une fois celui-ci passé (résilience).
- wms
Web Map Service [service de carte pour l’internet] : service informatique retournant une carte sous forme d’image. Une adresse wms peut être utilisée dans un SIG, par exemple un logiciel de cartographie ou un site comme Infoterre ou Metstor.